2000:Kotchnak.CD. chants de Sayat Nova, troubadour Arménien du XVIIIe siècle. Collection Al Sur (CDAL 265).
1983: Ensemble de musique arménienne.
Chants de Sayat Nova, Ocora 558608.
1987:Kotchnak.Chants populaires arméniens
recueillis par le Père Komitas.
| Le kamantcha
Le kamantcha, très répandu au Proche et au Moyen Orient, est une vièle à pique à quatre cordes tendues sur une table d'harmonie en peau de chèvre ou de mouton, et sur laquelle est posé un chevalet en biais. La caisse de résonance, en forme sphérique, est en bois d'abricotier creusé. La mèche de l'archet est tendue avec les doigts de la main droite, et le manche légèrement conique permet le changement de cordes par des rotations courtes. 
Le târ
Instrument à cordes pincées, qui, d'après les historiens iraniens, serait un descendant du tambour, un luth à longue manche, autrefois très courant en Iran. Le târ comporte une double caisse de résonance en mûrier, et un manche assez long en noyer sur lequel on dispose des ligatures de cordes de boyau, pouvant être déplacées. La table d'harmonie est constituée d'une peau d'agneau. Les trois choeurs en métal, accordés quinte-quarte, sont pincés, avec un plectre en cuivre serti dans une boulette de cire. L'instrument est très répandu, sous différentes formes parmi les Iraniens, les Azerbaïdjanais et les Arméniens. Ce que l'on appelle le târ caucasien montre une différence de timbre qui est due aux modifications apportées à la caisse de résonance, à la technique du jeu et au nombre de cordes. Celui-ci possède, par rapport au târ iranien, une caisse de résonance moins profonde, à fond plus plat. 
Le kanoun
Instrument à cordes pincées et en forme de trapèze rectangle, le kanoun prend son nom du kanòn grec qui était le monocorde servant à démontrer les lois de l'acoustique. On le trouve pour la première fois dans les contes des Mille et une Nuits. Certains l'attribuent à Farabî, alors que d'autres le font remonter jusqu'à Sumer et à l'Égypte antique. La caisse du kanoun, profonde de quatre à six centimètres, est en bois. Le chevalet, d'une seule pièce, est supporté par quatre peaux de chameau ou de chevreau juxtaposées, tendues sur la partie droite de l'instrument. Les cordes, accordées trois par trois, sont fixées par des chevilles sur le flanc gauche de l'instrument. Elles sont en boyau ou en nylon dur, et pincées avec des plectres fixés aux indexes par des bagues. 
Le dap
Le dap, de forme de tambour sur cadre, était l'instrument de percussion de prédilection des achough (troubadours) arméniens. Le dap mesure entre trente et quarante centimètres de diamètre et de quatre à six centimètres de profondeur. Des petits grelots sont accrochés à l'intérieur du cadre en bois qui est couvert d'une peau de veau. Le dap, posé sur la main gauche, est joué essentiellement avec les doigts. De l'Asie mineure jusqu'à l'Asie centrale, le dap figure souvent sur les miniatures médiévales, et il est encore très répandu dans toutes ces régions, aussi bien dans les musiques savantes que chez les troubadours. 